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Facturation électronique 2026 : quel rôle pour les fournisseurs de solutions d’impression ?

La réforme de la facturation électronique oblige toutes les entreprises françaises à revoir leurs processus documentaires. Les spécialistes de l’impression et de la gestion documentaire se positionnent en partenaires clés de cette transition.

Quand la fin du papier interroge les métiers de l’impression

La généralisation de la facture électronique soulève une question qui peut sembler paradoxale pour notre secteur : la disparition progressive de la facture papier est-elle une menace pour les fournisseurs de solutions d’impression ? En réalité, cette réforme constitue une opportunité de repositionnement majeure pour les acteurs de la filière.

L’analyse économique est sans appel : une facture dématérialisée élimine les coûts d’impression, d’affranchissement et d’archivage physique. Certes, le gain est réel — de l’ordre de 50 à 75 % du temps de traitement par rapport au papier. Mais la réforme ne signe pas la mort du document : elle le transforme, le structure et en complexifie le traitement, ouvrant la voie à de nouveaux services à forte valeur ajoutée.

De la gestion des flux à la gestion documentaire globale

Les fournisseurs de solutions d’impression ont depuis plusieurs années évolué vers la gestion documentaire (GED), les services managés d’impression (MPS) et la transformation numérique. La réforme de la facturation électronique s’inscrit pleinement dans cette dynamique.

Concrètement, la transition vers la facture électronique impose aux entreprises de disposer de solutions capables de :

  • Capturer et reconnaître automatiquement les données des factures reçues (papier ou électronique).
  • Intégrer ces données dans les systèmes d’information existants (ERP, logiciels comptables : Sage, Cegid, SAP, etc.).
  • Archiver les factures dans un format légalement conforme (PDF/A, dans un coffre-fort numérique avec horodatage).
  • Assurer l’interopérabilité avec les plateformes agréées (PA) et le respect des formats requis (Factur-X, UBL, CII).
  • Mettre en place des workflows de validation et une piste d’audit fiable (PAF).

Ce sont précisément ces expertises que les grands acteurs de la filière — Konica Minolta, Kyocera, Ricoh, Xerox, Canon, entre autres — ont développées et packagées à l’attention des entreprises clientes.

Des solutions GED pensées pour la conformité 2026

  • Les adhérents du SNESSII ont anticipé la réforme en structurant des offres dédiées. Konica Minolta, par exemple, propose deux niveaux de solution :
  • KOMI Doc Essential. Une GED cloud clé en main pensée pour les TPE-PME (auto-installation guidée, stockage sécurisé, conformité RGPD et ISO 27001),
  • KOMI Doc Advanced. Lancée en février 2026, elle ajoute des usages d’automatisation plus poussés et s’adresse aux entreprises ayant des besoins accrus en dématérialisation et en gestion des workflows.

Citons aussi Kyocera qui s’appuie sur ses solutions logicielles HyPAS. Ainsi que son écosystème de partenariats technologiques pour accompagner les entreprises dans la numérisation et l’intégration de leurs flux documentaires. Ainsi que Ricoh qui propose des plateformes de gestion de contenu d’entreprise, capables d’ingérer, traiter et archiver les factures entrantes conformément aux nouvelles obligations. Xerox, quant à eux, intègrent la facturation électronique dans une offre globale de transformation numérique.

Le rôle clé des partenaires de proximité

La chaîne de valeur de notre secteur est organisée autour d’un réseau de revendeurs et prestataires locaux qui accompagnent au quotidien les PME et ETI. Ces partenaires jouent un rôle déterminant dans la réussite de la transition vers la facture électronique. D’ailleurs, ils sont souvent le premier interlocuteur des entreprises sur ces sujets, et leur capacité à conseiller, déployer et former est un levier essentiel.

Les études récentes sont édifiantes. Selon une enquête relayée par Qonto, plus de 70 % des PME françaises ne sont pas encore préparées à la réforme. Et selon le sondage REGATE/Institut CSA, si 79 % des TPE-PME ont entendu parler de la réforme, elles sont très peu à en maîtriser réellement les implications techniques. Ce déficit de préparation est une opportunité concrète pour les professionnels de la filière d’impression.

Vers un modèle de services étendu

La réforme de la facturation électronique accélère la transformation d’un secteur qui, depuis des années, déplace son centre de gravité de la vente de matériel vers la vente de services. La plupart des fournisseurs de solutions d’impression proposent un accompagnement complet — audit des processus existants, sélection de la plateforme agréée, intégration avec l’existant, formation des équipes.

La facturation électronique ne signe pas la fin du document imprimé. C’est l’avènement du document intelligent : structuré, traçable, automatisé. Et dans cet écosystème, les compétences historiques de notre filière en matière de flux documentaires n’ont jamais été aussi précieuses.

Les membres du SNESSII sont engagés dans cette dynamique de transformation et constituent des partenaires de confiance pour accompagner les entreprises françaises dans leur mise en conformité avec la réforme de la facturation électronique.

Le SNESSII, Syndicat National des Entreprises de Solutions et Systèmes d’Information et d’Impression, regroupe 13 acteurs internationaux du marché de l’impression et des services informatiques :
BROTHER FRANCE | Canon FranceConibiEpson FranceKonica Minolta Business Solutions FranceKYOCERA Document Solutions FranceOKI Europe LtdRex-RotaryRicoh FranceRISO FRANCESharp Business Systems FranceToshiba Tec FranceXerox France.

Le SNESSII est affilié à la FICIME  (Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électronique).